A-D    E-H    I-L    M-P    Q-T    U-Z

Babeuf François Noël, dit Gracchus
(1760 - 1797)
Commissaire en 1787, il participe à la rédaction des cahiers de doléances. Il fonde le journal « Le Tribun du peuple ». En 1796, il conspire pour renverser le Directoire : « la conjuration des égaux ». Démantelé, Babeuf est condamné à mort. Fondateur du babouvisme, les mouvements marxistes le considèrent comme le fondateur du premier parti communiste.
Bailly Jean Sylvain
(1736 - 1793)
Il fait parti d'une famille de peintres, sculpteurs ou savants français. Lui-même fut écrivain et astronome, il appartient dés 1785 aux trois académies (Française, Beaux-arts et Sciences). Député du Tiers, il devient président de l'Assemblée nationale. Après la prise de la Bastille, il est le nouveau maire de Paris. Il perdit sa popularité en se ralliant à Louis XVI, qu'il protégea à Varennes. Par la suite, il ordonne à La Fayette de tirer sur les sans-culottes au Champ-de-Mars. Il démissionna, puis fut exécuté.
Barère de Vieuzac Bertrand
(1755 - 1841)
Avocat à Toulouse, il est élu aux états généraux, il est ensuite juge devant le tribunal de cassation des Hautes Pyrénées. Conventionnel montagnard, il est président de l'assemblée lors du procès du roi. Membre du Comité de salut public, il joue un rôle important dans les affaires étrangères ou la Marine. Il est en bon rapport avec Robespierre, mais l'affronte le 9 Thermidor. Accusé à la déportation tout comme Collot d'Herbois, il s'évade avec l'aide des sans-culottes. Il passe ensuite inaperçu lors du Consulat et l'Empire et est sur la liste des régicides bannis par Louis XVIII.
Barnave Antoine
(1761 - 1793)
Brillant orateur de l'Assemblée nationale constituante, il forme avec Lameth et Duport l'opposition à Mirabeau et la droite. Il intègre les Jacobins et devient président de l'Assemblée en octobre 1790. Après l'épisode de Varennes, il tombe amoureux de la reine et devient défenseur d'une monarchie constitutionnelle. Sa popularité fut démantelée par Robespierre et Pétion de Villeneuve. En 1792, il est arrêté par la Législative pour ses relations avec la Cour. Il sera guillotiné sous la Terreur.
Barras Paul François Jean Nicolas, vicomte de
(1755 - 1829)
D'abord peu impliqué durant la Révolution, il fait une brève carrière militaire. Conventionnel, il est représentant en mission notamment à Toulon pour libérer la ville, il nommera Bonaparte capitaine. Il est rappelé par le comité de Salut Public. Il se jette alors dans l'opposition et devient le chef des Thermidoriens, il est commandant en chef des troupes de Paris. Après la chute de Robespierre. il ne souhaite pas un retour à la monarchie et donne l'ordre à Bonaparte de réprimer l'insurrection du 13 vendémiaire. Il est à la tête des cinq directeurs lors du Directoire et il est l'un des plus influents. Il revient en France après l'Empire et n'est pas sur la liste des régicides bannis.
Beauharnais Alexandre, vicomte de
(1760 -1794)
Fils d'un gouverneur de la Martinique, il fut le premier époux de Joséphine Tascher de la Pagerie, future impératrice. Il sert Rochambeau en Amérique, puis il est élu député de la noblesse aux états généraux. Il préside le comité militaire de l'Assemblée à deux reprises. Il part diriger l'armée du Rhin où il devient général, mais n'ayant pu libérer Mayence, il se retire. Sous la Terreur, il est jugé puis exécuté.
Billaud-Varenne Jean Nicolas
(1756 - 1819)
Avocat de La Rochelle. Vice-président du club des Jacobin en juillet 1792, il prend la place de Danton comme substitut du procureur de la Commune après le 10 août. Élu à la Convention il vote la mort du roi et participe à la chute des Girondins. Président de la Convention en 1793, il entre aussitôt au Comité de Salut Public. Amis de Collot d'Herbois il soutiendra la politique de Robespierre et participera à l'élimination des factions de Hébert et Danton. Il rompt avec Robespierre à thermidor mais il sera condamné à la déportation à Cayenne.
Boissy d'Anglas François, comte de
(1756 -1826)
Avocat au Parlement de Paris, il est élu aux états généraux mais reste inaperçu. Il sera néanmoins élu à la Convention, mais reste discret au sein de la Plaine. Il se déclare hostile à la Terreur et entre au comité de Salut Public après thermidor. Président de la Convention il fait face aux émeutes de prairial. Il rédige activement la constitution de l'An III. Très populaire il sera élu au Cinq-Cents par soixante-douze départements. Le 18 fructidor il sera pourchassé comme royaliste mais échappera à la déportation. Amnistié par Bonaparte, il présidera le Tribunat puis entrera au Sénat. Il est ensuite comte d'empire puis pair de France.
Bonchamp Charles, marquis de
(1760 - 1793)
Il sert en Indes et en Amérique du Nord lors de la guerre d'indépendance. Après s'être retiré sur ses terres d'Anjou, il prend part à l'insurrection vendéenne. Il joue un rôle essentiel dans les premiers mois du conflit. Fin stratège, il met ses talents d'organisateur en service à Torfou face à Kléber. Il devient chef des Vendéens. Mais il est mortellement blessé à Cholet. Avant sa mort, il obtient la libération de 4000 prisonniers républicains que les Vendéens souhaitaient exécuter.
Bouillé François Claude Amour, marquis de
(1739 -1800)
Général français, monarchiste convaincu, il se rendit célèbre en réprimant la mutinerie du régiment suisse de Nancy. Par la suite, il s'employa à aider le roi à émigrer à l'étranger. Et il s'en faut de peu qu'il n'y parvienne lors de la fuite de Varennes. Cet échec le contraignit à émigrer en 1791, où il affronta les troupes françaises aux cotés du duc d'York.
Brissot Jacques Pierre, dit Brissot de Warville
(1754 - 1793)
Homme au passé trouble, il est un temps emprisonné pour ses pamphlets contre la reine. Fondateur du journal « Le Patriote français », député à l'Assemblée législative et à la Convention, il fut un des chefs des Girondins (appelés aussi Brissotins). Il est contre Robespierre, l'un des partisans de la guerre, ses fortes oppositions contre la Montagne entraîne son impopularité. Il sera expulsé des Jacobins où les Montagnards comme Robespierre font désormais la loi. C'est encore Robespierre, qui s'acharne sur lui et les Girondins. Il fut finalement arrêté puis exécuté.
Calonne Charles Alexandre de
(1734 - 1802)
Contrôleur général des Finances de 1783 à 1787, son plan de réformes, introduisant une certaine égalité devant l'impôt (réforme de gestion des fonds publics et du mode de répartition des impôts), rencontra l'opposition des privilégiés et lui valut la disgrâce.
Carnot Lazare Nicolas
(1753 - 1823)
Capitaine en 1789, il est élu à la Législative où il joue un rôle important au comité militaire. Il mérita le surnom d'« Organisateur de la Victoire » : membre du Comité de salut public, il créa les armées de la République et imposa une tactique offensive alors que l'ennemi est aux frontières. Il partit notamment en mission au Nord ou aux Pyrénées. Il participe à la chute de Robespierre et il est ensuite membre du Conseil des Anciens puis Directeur où il traite essentiellement les questions militaires. Il part en Suisse après le coup d'état de fructidor. Il se tint à l'écart sous l'Empire et la Restauration le bannit comme régicide. C'est également un mathématicien et il fut l'un des fondateurs de la géométrie moderne.
Cathelineau Jacques
(1759 - 1793)
Voiturier et commerçant, Cathelineau est un pieu roturier. Dès mars 1793, il se lance dans la révolte de Vendée. Son influence s'étend et son groupe parvient à renverser Cholet, Thouars et Saumur. Il est vite désigné général en chef de l'armée catholique et royale. « Le Saint d'Anjou » est une véritable idole, il parvient à soulever les paysans de la Vendée. Désirant occuper un grand port, il tente l'assaut de Nantes, au cours duquel il est mortellement blessé. D'Elbée le remplacera à la tête de l'armée.
Charette de La Contrie François Athanase de
(1763 - 1796)
Officier de la Marine, Charette défend les Tuileries le 10 août. Après la chute du roi, il rejoint les insurgés vendéens à Machecoul. Il abandonnera les autres chefs vendéens qui sont en désaccord. Il mène la révolte de l'Armée du Marais et se distingue par son indépendance. Il participe à la bataille de Torfou avec Bonchamp et D'Elbée. En 1794, il est l'un des chefs les plus influents. Il signe le traité de paix de La Jaunaye avec les républicains en 1795. Après le projet avorté d'un débarquement anglais, il reprend les armes, Louis XVIII le nomme général de l'armée catholique et royale. Mais il est capturé par Hoche et fusillé.
Clermont-Tonnerre Stanislas Marie Adélaïde de
(1757 - 1792)
Membre d'une grande famille du Dauphiné, dont l'un des membres est maréchal de France lors de la bataille de Fontenoy. C'est un ami de Rousseau et des encyclopédistes. Député à la noblesse, il est le chef de file des députés qui rejoignent le Tiers. Il est partisan d'une monarchie bicamériste comme en Angleterre. Il fait voter le veto pour le roi, et devient dés lors méprisé. Le 10 août, il est massacré par les sans-culottes.
Collot d'Herbois Jean-Marie
(1750 - 1796)
Acteur puis directeur du théâtre de Lyon il devient secrétaire du club des Jacobins. Membre de la commune de Paris il est l'un des acteurs de la journée du 10 août 1792 et approuve les massacres de septembre. Conventionnel, membre du Comité de salut public, il fut chargé, avec Billaud-Varenne, de la politique intérieure. Un des principaux organisateurs de la Terreur, il écrasa l'insurrection royaliste de Lyon (1793), mais se retourna contre Robespierre lors du 9-Thermidor. Il fut déporté à Cayenne en 1795.
Corday Charlotte de Corday d'Armont, dite Charlotte
(1768 - 1793)
Issue d'une famille pieuse et royaliste Charlotte Corday, républicaine et amie des Girondins de Caen, poignarde Marat, le 13 juillet 1793, responsable de la chute des Girondins. Son procès rapidement mené, Charlotte Corday est exécutée le 17 juillet faisant preuve d'un calme et d'un grand courage. Charlotte Corday est une descendante directe du poète Corneille
Cottereau Jean, dit Jean Chouan
(1757 -1794)
Avec ses trois frères (les frères Chouan), il fomenta dans le bas Maine l'insurrection catholique et royaliste qui prit le nom de chouannerie. Ce dernier était surnommé Jean Chouan parce qu'il avait adopté le cri du chat-huant comme signe de ralliement. Les Chouans exécutent une action parallèle avec les Vendéens, ils agissaient au Nord de la Loire, en Bretagne et même jusqu'en Normandie, où ils bénéficient de l'appui des fédéralistes. Après le débarquement avorté des Anglais à Quiberon, les chefs vendéens furent tués, mais les chouans qui étaient dispersés reprirent les armes en 1799 avec Cadoudal.
Danton Georges Jacques
(1759 - 1794)
Avocat au Conseil du roi de 1785 à 1791, il se prononça pour la Révolution, fondant en 1790 le club des Cordeliers. Il part pour l'Angleterre après la fusillade du Champ-de-Mars. Ministre de la Justice après le 10 août 1792, il laissa s'accomplir les massacres de Septembre. Conventionnel montagnard, il s'attacha à la défense nationale et à la levée en masse, participant à la création du Tribunal révolutionnaire et du Comité de salut public. Évincé de ce dernier en juillet 1793, il devint le chef des Indulgents, hostiles à la Terreur, et fut guillotiné sur accusation de vénalité et de tractations avec l'ennemi (accusations dont les études ultérieures ont confirmé la réalité).
Desaix Louis Charles Antoine
(1768 -1800)
Aide de camp du duc de Broglie, il sert Pichegru puis Hoche. Il se distingua en 1796 sur le Rhin où ses qualités de tacticien font merveille notamment à Kaiserslautern. Ses soldats le surnomment affectueusement « le guerrier sans peur et sans reproche ». Il se lie d'amitié avec Bonaparte, avec qui il part en Égypte. Il administra avec succès le Fayoum. A Marengo en pleine débâcle, il intervient en sauveur sur le champ de bataille et mène une charge mortelle qui décidera de la victoire.
Desmoulins Camille
(1760 - 1794)
Dès le 12 juillet 1789, au Palais-Royal, il entraîna la foule parisienne à l'insurrection qui aboutit à la prise de la Bastille. Montagnard, il adhère le club des Cordeliers, et devient un proche de Fabre d'Églantine et de Danton, il lutta avec eux contre les Girondins. Les violents pamphlets qu'il écrivit dans ses journaux (les Révolutions de France et de Brabant, 1789-1791; le Vieux Cordelier, 1793-1794) eurent une grande influence sur l'opinion publique.
Ducos Roger
(1747 - 1816)
Homme politique français. Conventionnel, membre du Directoire, il s'associa à Bonaparte et Sieyès lors du coup d'État du 18 brumaire. Comte et membre du Sénat sous l'Empire, il est contraint à l'exil en 1816.
Dugommier Jacques François Coquille, dit
(1738 -1794)
Il entre dans l'armée à 15 ans et se distingua lors de la guerre d'Indépendance américaine. Originaire de la Guadeloupe, il est élu député à la Convention, il est chargé de reprendre Toulon aux mains des Anglais. Après ce succès, il part commander l'armée des Pyrénées-Orientales. Il sera tué lors de la bataille décisive de la Montagne-Noire en 1794. Très impressionné par Bonaparte à Toulon, les rapports élogieux qu'il en fit à la Convention favorisèrent l'ascension du jeune Corse.
Dumouriez Charles François du Périer du Mouriez, dit
(1739 - 1823)
Il s'engage dans l'armée à 18 ans et sert sous Louis XV plusieurs cours européennes en tant que diplomate, il sera enfermé à la Bastille jusqu'à l'arrivée de Louis XVI. Ministre des Affaires étrangères de Louis XVI en 1792, il précipita la déclaration de guerre à l'Autriche. Vainqueur des Prussiens à Valmy puis des Autrichiens à Jemmapes, il occupa la Belgique et est acclamé par la Gironde dont il fait parti. Il manifeste son opposition à la Convention, et est relevé de son commandement après la défaite de Neerwinden. Il traite alors avec les Autrichiens, et errera l'Europe jusqu'en 1800. Arrivé en Angleterre, il devient le conseiller de Wellington en Espagne. Les Bourbons lui refuseront le retour en France, il restera alors en Angleterre, où il mourut dans l'oubli.
Duport ou Du Port Adrien
(1759 - 1798)
Brillant avocat et franc-maçon investi, il est député de la noblesse aux états généraux de 1789, il se rallia au Tiers état et forma, avec Barnave et Lameth, un triumvirat. Ils forment à eux trois le club des Feuillants dont ils disputent l'hégémonie avec La Fayette. Il se rapproche du roi, mais il fuit en Suisse le lendemain du 10 août. Il mourra dans l'anonymat de la tuberculose.
Elbée Maurice Gigost d'
(1752 - 1794)
Ancien officier de cavalerie, il siège avec le Tiers en 1789. Il est d'abord favorable à la Révolution mais la constitution civile du clergé le choqua et l'entraîna dans l'insurrection vendéenne. Il combat aux cotés de Cathelineau auquel il succède au poste de général de l'armée catholique et royale. Brave au combat, il montre son expérience militaire et sa sagesse aux jeunes généraux fougueux. Avec Bonchamp et Charette, il est à Torfou pour battre Kléber. Blessé à la bataille de Cholet, il fut capturé et fusillé par les républicains.
Fabre d'Églantine Philippe Fabre, dit
(1750 -1794)
Avocat général en 1785 grâce au soutien de la reine, il adhère aux idées nouvelles. Il est présent lors du 14 juillet 1789. Élu à la Législative puis à la Convention, il abandonne les Girondins pour les Montagnards. Le 11 juillet 1792, il proclame « La Patrie en danger ». Secrétaire de Danton, il périt avec lui sur l'échafaud. Auteur de la chanson Il pleut, il pleut, bergère. Il donna leurs noms aux mois du calendrier révolutionnaire (1793).
Fouquier-Tinville Antoine Quentin
(1746 -1795)
Il est le cousin de Camille Desmoulins, celui-ci lui octroie une place de directeur d'un jury. Puis, les choses s'accélèrent et il devient accusateur public auprès du Tribunal révolutionnaire. Il se montrera impitoyable et devient le fournisseur officiel de la guillotine. Il enverra Marie-Antoinette, les Girondins et les différentes factions populaires, il travailla toujours minutieusement en établissant des rapports précis... Il s'oppose aux lois de prairial qui ôte la défense de l'accusé. Il fut guillotiné au cours de la réaction thermidorienne avec d'autres membres du tribunal révolutionnaire de la Terreur.
Fréron Stanislas Louis Marie
(1754 - 1802)
Ami de Camille Desmoulins, Il s'occupa du journal extrêmement violent qu'est « L'orateur du peuple ». Il participe aux manifestations du Champ-de-Mars en 1791 puis à la journée du 10 août 1792. Représentants en missions sous la Terreur, il part avec Barras en Provence où il se rend célèbre pour ses excès. Hébert l'accusa d'avoir détourné avec Barras 800.000 livres. Sentant le vent tourné, il se joint à Tallien et aux thermidoriens. Son journal passe du coté de la réaction et il se met à la tête de la jeunesse dorée et des muscadins. Sa fortune dilapidée il finira comme sous-préfet à Saint Domingue où il mourra de fièvre jaune.
Grasse François Joseph Paul, comte de
(1722 -1788)
Marin français. Chef d'escadre en 1779, il participa à la guerre d'Indépendance américaine, contribuant à la victoire de Yorktown en 1781. Ce succès le fit nommer lieutenant général. Mais il est vaincu et fait prisonnier en 1782 près de la Dominique.
Grégoire Henri dit l'Abbé
(1750 - 1831)
Ecclésiastique, il est député aux états généraux de 1789 puis de toutes les assemblées révolutionnaires, évêque constitutionnel de Blois en 1791, il est le promoteur de l'abolition de l'esclavage en 1794, il représenta l'Église constitutionnel. Il s'oppose à l'Empire, et devient une grande figure libérale. Ses cendres ont été transférées au Panthéon en 1989.
Hanriot François
(1761 - 1794)
Chef de l'armée révolutionnaire parisienne, il participa à la chute de la monarchie et aux massacres de septembre 1792 et commanda la force armée de Paris en 1793. Il permet grâce à ses bataillons la chute des Girondins. Robespierre l'épargne de ses amitiés avec les hébertistes. Il tenta de sauver Robespierre le 9 thermidor, mais il est exécuté à ses cotés.
Hébert Jacques René
(1757 - 1794)
Fondateur du Père Duchesne (1790), journal des révolutionnaires extrémistes. Hébert contribua à la chute de la royauté puis des Girondins. Avec ses partisans, les hébertistes (Chaumette, Chabot, Collot d'Herbois...), il eut une grande influence au sein du club des Cordeliers et de la Commune insurrectionnelle de Paris. Il s'attaque aux factions des Enragés et des Indulgents et organisa la déchristianisation du pays. Robespierre, dont il avait dénoncé la modération, le fit arrêter et guillotiner ainsi que ses partisans.
Hérault de Séchelles Marie Jean
(1759 - 1794)
Avocat grâce au soutien de Marie-Antoinette, cet aristocrate est nommé par Louis XVI commissaire du tribunal de cassation de Paris. Il siégea à l'Assemblée législative et à la Convention où il quitte les Girondins pour les Montagnards. En 1792, il décrète « La Patrie en danger ». Il rédigea la Constitution de 1793 qui fut abandonné. Membre du Comité de salut public, il s'attire le mépris de Robespierre et Saint-Just et fut exécuté avec Danton.
Hoche Lazare
(1768 - 1797)
Employé dans les écuries du roi, il devient sergent dans la Garde nationale. Commandant l'armée de Moselle en 1793, il repoussa les Autrichiens et les Prussiens. Incarcéré comme suspect suite à une dénonciation de Pichegru, il fut libéré après le 9 Thermidor. De 1794 à 1796, il pacifia la Vendée, mettant fin à l'ultime tentative des royalistes à Quiberon. Il parvient grâce à ses qualités d'écoute et de tolérance à signer les accords de La Jaunaie avec Charette. Après l'échec de l'expédition d'Irlande (navires dispersés par une tempête), il commanda l'armée de Sambre-et-Meuse. Il refusa un poste de ministre de la guerre, et il mourut de la tuberculose.
Houchard Jean Nicolas
(1738 - 1793)
Entrée à l'armée en 1755, il est capitaine en 1789. Général de division en 1793 il commande l'armée du Rhin. A la tête de l'armée du Nord il remporte la victoire de Hondshoote en 1793. Mais décide ensuite une retraite qui se transforme en déroute. Destitué puis arrêté, il sera traduit devant un tribunal révolutionnaire et guillotiné après avoir été accusé de ménager l'ennemi.
Joubert Barthélemy Catherine
(1769 - 1799)
A 15 ans, il s'évade de son collège et se porte volontaire dans l'armée. Il dirige l'avant-garde de Masséna en Italie puis part sous les ordres de Kellermann. Il est héroïque en Italie lors de batailles comme Montenotte, Arcole ou Rivoli. Il est mortellement blessé lors d’une attaque surprise des Austro-Russes, où il avait perdu du temps pour se marier avec la future épouse du maréchal Macdonald.
Jourdan Jean-Baptiste
(1762 - 1833)
Jourdan est le vainqueur de Fleurus. Il fait la guerre d'Amérique, et commande une division en Allemagne pendant que Bonaparte mène sa campagne d'Italie. Le coup d'État du 18 brumaire détruit ses ambitions, mais il finit par s'allier à Napoléon. Plus tard il servira Louis XVIII et Louis-Philippe. Il préside le conseil qui condamne Ney à mort.
Kellermann François Etienne Christophe
(1735 -1820)
Soldat à 15 ans, Kellermann s'investit volontiers à la Révolution. Il est sous les ordres de Dumouriez, l'un des vainqueurs de Valmy. Il se distingua pendant la bataille en tenant tête aux Prussiens de Brunswick. Emprisonné sous la Terreur, il est réintégré aux Alpes et en Italie avant que Bonaparte le remplace. Celui-ci le fait maréchal et lui offre quelques commandements à l'arrière. Louis XVIII le fait pair de France.
Kléber Jean-Baptiste
(1753 - 1800)
Kléber est architecte, il servira l'armée autrichienne avant de la quitter. Il se distingue au siège de Mayence qu'il défend avec héroïsme (Allemagne). En Vendée il est fait général de division sur le champ de bataille pour avoir écraser les royalistes à Cholet. Il se distingue ensuite à Fleurus, mais quitte l'Armée car il est en désaccord avec Jourdan. Il part avec Napoléon en Égypte où il prend le commandement de l'armée après son départ. Il est poignardé au Caire en 1800.
La Fayette Marie-Joseph-Paul-Yves-Roch Gilbert Mottier,marquis de
(1757 - 1834)
Libéral, il adhère la franc-maçonnerie et reste dévoué au duc d'Orléans. Il s'illustra aux côtés des insurgés, durant la guerre d'Indépendance américaine (1777-1779). De retour en France, il joua un rôle de premier plan, comme monarchiste libéral, pendant les premières années de la Révolution. Député pour la noblesse, il est chef de la garde nationale, il prêta serment à la Constitution le 14 juillet 1790, lors de la fête de la Fédération. Passé à l'ennemi après le 10 août 1792, il fut interné par les Autrichiens. Libéré en 1797, il ne reprit sa vie publique qu'en 1814, comme député. Commandant de la garde nationale lors de la révolution de 1830, il contribua à l'avènement de Louis-Philippe, mais devient bientôt opposant au sein de la gauche dynastique.
Lameth Alexandre
(1760 - 1829)
Avec ses deux frères Charles et Théodore, il participa à la guerre d'Amérique. Il sera élu par la noblesse aux états généraux, mais il rejoint vite le Tiers état. Il se distingue de ses deux frères par sa participation active à la nuit du 4 août. Jusqu'à la Législative, il fait parti du Triumvirat avec Barnave et Duport pour s'opposer à Mirabeau. Après Varennes et le 10 août, il émigra avec La Fayette et fut interné par les Autrichiens. Rentré en France en 1800, il fit une carrière administrative. Les trois frères Lameth ont tous survécu au joug de la guillotine.
La Révellière-Lépeaux Louis Marie
(1753 -1824)
Enfant battu par son précepteur prêtre, il est désormais bossu et conserve une haine pour le catholicisme. Élu aux états généraux. Conventionnel girondin, il défend les libertés individuelles. Après la chute des Girondins, il vit caché et revient après la chute de Robespierre. Il devient le premier membre élu du Directoire, il participa au coup d'État du 18 fructidor an V contre les royalistes puis la loi de floréal contre les Jacobins. Il quitta le gouvernement en juin 1799 après avoir tenté d'éliminer le catholicisme en favorisant l'émergence de la Théophilanthropie (d'inspiration déiste). Il se tient à l'écart sous Napoléon.
La Rochejaquelein Henri du Vergier, comte de
(1772 - 1794)
Il s'engage dans la garde constitutionnelle du roi. Il regagne ses terres vendéennes après la chute de la monarchie. Il souleva les Mauges (partie S.-O. de l'Anjou), en 1793. Il est l'un des plus téméraires au combat, sa jeunesse et son charisme lui donne l'affection des insurgés. Il devient général de l'armée catholique et royale après la bataille de Cholet. Mais il est battu par les troupes républicaines, il sera tué lors d'une escarmouche qu'il menait. Il déclara un jour : « Si j'avance, suivez-moi. Si je recule, tuez-moi. Si je meurs, vengez-moi. »
Le Bas Philippe
(1765 - 1794)
Un des admirateurs de Robespierre, il participa activement à la Terreur. Conventionnel puis membre du Comité de sûreté générale en 1793. Il est représentant en mission aux armées de Sambre-et-Meuse et du Rhin aux côtés de Saint-Just, pour galvaniser les troupes. Arrêté en même temps que son ami Robespierre le 9 Thermidor, il se suicida en se brûlant la cervelle.
Letourneur Louis François
(1751 - 1817)
Capitaine du génie, puis élu à la Législative. Membre de la Convention, il participe au comité de guerre où il se lie avec Carnot. Il combattra l'insurrection royaliste de vendémiaire. Il fut l'un des cinq directeurs de 1795 à 1797 où il s'occupe de la marine. Bonaparte le nomme préfet de la Loire-Inférieure de 1800 à 1804 puis conseillé à la cour des comptes. Il est exilé comme régicide en 1816.
Loménie de Brienne Étienne de
(1727 - 1794)
Archevêque de Toulouse (1763), contrôleur général des Finances en remplacement de Calonne (1787), il ne parvint pas à résoudre la crise financière, car comme son prédécesseur, il s'était opposé aux privilèges. Cardinal (1788), il démissionna de cette charge en 1791, prêtant serment à la Constitution civile du clergé. Il mourut néanmoins en prison.
Louis XVI
(1754 - 1793)
Roi de France en 1774, il s'entoure de ministres talentueux ( Malesherbes, Turgot, Necker ). La guerre entreprise aux cotés des colonies américaines redonnera du prestige à la France. Mais à l'intérieur, l'opposition des privilèges s'accroît, et Calonne et Loménie de Brienne ne peuvent enrayer la crise financière. Louis XVI décide alors de convoquer les états généraux en 1789. Mais les députés du Tiers forment l'Assemblée nationale puis constituante ôtant toute influence au roi. Réduit au titre de roi des Français en 1791, le roi se déconsidère par sa fuite et son arrestation à Varennes ainsi que par des négociations avec l'étranger. Prisonnier de la Commune insurrectionnelle (10 août 1792), il est jugé, condamné à mort puis guillotiné pour trahison.
Louis XVII
(1785 - 1795)
FIls de Louis XVI et de Marie-Antoinette. Dauphin en 1789 après la mort de son frère aîné. Enfermé au Temple, il fût isolé de tout contact dans l'anonymat et la détresse, il est le prétendant au trône après la mort de son père en 1793. En 1795, Il fut enterré secrètement, face à cette mort douteuse, certains historiens avaient prévu son enlèvement.
Malesherbes Chrétien Guillaume de Lamoignon de
(1721 - 1794)
Magistrat et homme d'État français. Premier président de la Cour des aides et directeur de la Librairie, il favorisa l'Encyclopédie. En 1775, il est secrétaire de la maison du roi, mais il doit démissionner en 1776. Il défendit Louis XVI devant la Convention, et il est guillotiné sous la Terreur.
Marat Jean-Paul
(1743 - 1793)
Il est le médecin des gardes du corps du roi. Marat est un homme aigri et solitaire, il rédige seul son journal « L'Ami du Peuple » où ses articles violents ont notamment encouragé les massacres de septembre. Il s'emploie à défendre les sans-culottes au sein du club des Cordeliers. Une fois la république proclamée, il joue un rôle important dans la chute des girondins. Mais il n'aura pas le temps de faire usage de sa popularité, il est assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday. Très laid, Marat avait une maladie de la peau, certains comme David disent la lèpre.
Marceau François Séverin Marceau-Desgraviers, dit
(1769 - 1796)
Dès la prise de la Bastille, il entre dans la Garde nationale sous les ordres de La Fayette. Général, il combattit les Vendéens (victoires du Mans et de Savenay, 1793), puis les Austro-Hollandais à Fleurus (1794). Il battit les Autrichiens à Neuwied (1795), mais en 1796, alors qu'il assurait la retraite des troupes françaises, il fut blessé à mort. Il est resté célèbre pour son humanité et son courage.
Marie-Antoinette d'Autriche
(1755 -1793)
Reine de France en 1774, et fille de l'empereur germanique François Ier. Imprudente, ennemie des réformes, elle se rendit impopulaire (affaire du collier). Elle influença Louis XVI à s'opposer à la Révolution. On lui reprocha ses liens avec l'étranger. Incarcérée au Temple après le 10 août 1792. Elle fut guillotinée, en faisant preuve d'une grande dignité, le 16 octobre 1793.
Merlin Antoine Christophe dit Merlin de Thionville
(1762 - 1833)
Avocat à Metz, il est élu à la Législative. Membre des Jacobins, il siège à l'extrême gauche. Il est à la tête des émeutiers du 10 août. Conventionnel montagnard, il fut représentant en mission à Mayence lors du siège de la ville (1793) puis part en Vendée. Il contribua à la chute de Robespierre avec les réactionnaires de la jeunesse dorée. Il s'opposa à Bonaparte et se retira de la vie politique.
Merlin Philippe Antoine dit Merlin de Douai
(1754 -1838)
Élu aux états généraux, puis député à la Législative et conventionnel, il participe activement dans le comité de législation. Il fut l'un des artisans de la réaction thermidorienne et du Directoire (directeur et membre au conseil des Anciens). Bonaparte reconnaissant ses compétences de juriste le nommera procureur général de la Cour de cassation, conseiller d'état et comte d'Empire. En 1815 il dut s'exiler, car il avait voté la mort de Louis XVI, il revient sous Charles X.
Mirabeau Honoré Gabriel Riqueti, comte de
(1749- 1791)
Sa jeunesse, très agitée, fut marquée par des démêlés avec son père qui le fit emprisonner plusieurs fois, notamment au château de Vincennes, où il écrivit des lettres à sa maîtresse avec qui il s'échappa en 1776. Élu député par le Tiers état d'Aix en 1789, il s'imposa à l'Assemblée nationale par son éloquence. C'est un orateur prestigieux, il s'emploie à devenir le sauveur de la monarchie. Introduit à la cour, il se rallie secrètement au roi, tout en défendant le peuple. Accusé de trahison, il mourut brusquement avant que fût démêlé son double jeu.
Moreau Jean Victor
(1763 - 1813)
Volontaire dans la Garde Nationale, il prend part à la conquête de Hollande sous les ordres de Pichegru. Il est ensuite général en chef de l'Armée du Nord. Il apporte son aide à Bonaparte lors du 18 brumaire qui lui confit l'armée du Rhin. Il remporte la grande victoire de Hohenlinden contre les Autrichiens. Suspecté de conspiration royaliste, il s'exile au États-Unis, il sert les coalisés européens et notamment le tsar Alexandre Ier. Il est mortellement blessé par un boulet français à Dresde.
Mounier Jean-Joseph
(1758 - 1806)
Député du Tiers état en 1789, il fit adopter le serment du Jeu de paume. Il a été très influent dans l'Assemblée constituante. Chef des monarchiens (partisans d'une monarchie parlementaire à l'anglaise), découragé de la tournure des évènements, il préféra émigrer de 1790 à 1801.
Necker Jacques
(1732 - 1804)
Issu d'une famille protestante allemande installée à Genève, il vint à Paris en 1747, devint banquier et, une fois fortune faite, se consacra à la politique. Directeur général des Finances (1777), il pratiqua une politique d'économies et voulut réformer l'impôt en créant des assemblées provinciales, mesure mal acceptée par les parlements. Ayant eu l'imprudence de publier l'état des finances du royaume, il dut démissionner (1781). Rappelé sous la pression de l'opinion, il fit convoquer les états généraux. Renvoyé le 11 juillet 1789, puis rappelé le 16, il demeura impuissant à contrôler les événements, il se retira en 1790 en Suisse, avec sa fille, Mme de Staël.
Pétion de Villeneuve Jérôme
(1756 - 1794)
Député aux états généraux en 1789, il se fait remarquer à l'extrême gauche de la Constituante aux cotés de Robespierre, son compagnon. Au retour de Varennes, les deux compères sont nommés « L'inflexible et l'incorruptible ». Il devient maire de Paris en 1791 et se rapproche de la Gironde, il reste neutre lors des massacres de septembre. Il est ensuite président de la Convention tout en dirigeant le club des Jacobins. Il fut inclus dans les proscrits girondins du 2 juin 1793 et s'échappa. Il tenta vainement de soulever la Normandie et se réfugia dans le Bordelais où, traqué, il se suicida. On retrouvera son corps dans les bois, à moitié dévoré par les loups.
Philippe Égalité Louis Philippe Joseph d'Orléans, dit
(1747 - 1793)
Arrière-petit-fils de Philippe II, il devient duc d'Orléans en 1785 ainsi que l'homme le plus riche de France. Grand chef de la franc-maçonnerie, son ambition le vise à monter sur le trône. Député de la noblesse aux états généraux, sa fortune lui permet d'encourager les mouvements révolutionnaires tels que les journées d'octobre. Il a à sa solde des hommes tel que Talleyrand, La Fayette, Dumouriez, Danton... Il tente de se faire nommer roi après Varennes et il vote la mort de son cousin Louis XVI. Il est cependant discrédité par la fuite de Dumouriez et de son fils (le futur Louis-Philippe Ier ). Billaud-Varennes le classe parmi les Girondins (dont il n'a aucun rapport) afin d'obtenir son exécution.
Pichegru Charles
(1761 - 1804)
Sergent-major en 1789 et président du club des Jacobins de Besançon, il devient général de division en 1793. Commandant de l'armée du Haut-Rhin puis du Nord, il conquit la Belgique et les Pays-Bas en 1795. Mais, rallié à la cause royaliste, soupçonné de trahison, il dut démissionner (1796). En 1797, élu au Conseil des Cinq-Cents, dont il fut le président royaliste, il fut arrêté après le 18-Fructidor. Déporté en Guyane, il s'en évada et gagna l'Angleterre. En 1804, il prit part à la conspiration de Cadoudal. Arrêté à Paris, on le retrouva étranglé dans sa prison.
Rewbell ou Reubell Jean-François
(1747 -1807)
Avocat, il est élu député aux états généraux, il présidera la Constituante. Élu à la Convention, il est représentant en mission à Mayence. Il fut président des Cinq-Cents au temps du Directoire et, devenu directeur, il organisa avec Barras le coup d'État antiroyaliste du 18 Fructidor. En juin 1799, Sieyès le remplaça au Directoire. Le 18 brumaire met fin à sa carrière.
Robespierre Maximilien de
(1758 - 1794)
Avocat en 1781, Robespierre se fait remarquer pour ses idées avancées, il est ainsi nommé député de l'Artois aux états généraux. Il fréquente le club des Jacobins et est l'un des seuls opposant à la guerre en 1792. Conventionnel, il provoqua, à la tête des Montagnards, la chute des Girondins. Entré au Comité de salut public, dont il devint le principal inspirateur, il instaura la Terreur et se débarrassa en mars et avril 1794 des disciples d' Hébert et des Indulgents de Danton. Déiste à la manière de Rousseau, il instaura le culte de l'-tre suprême, on le surnommait « L'Incorruptible ». Le 27 juillet 1794 (9 thermidor an II), il fut renversé par une coalition de Montagnards et de modérés de la Plaine, et guillotiné. Son frère Augustin est aussi conventionnel, il est représentant à l'armée d'Italie.
Rochambeau Jean-Baptiste de Vimeur, comte de
(1725 - 1807)
Maréchal de France en 1791. Dès 1781, il s'illustra durant la guerre de l'Indépendance américaine à la tête du corps expéditionnaire français, aboutissant à la victoire de Yorktown. En 1790, il commande l'armée du Nord, mais il est arrêté durant la Terreur.
Roland de La Platière Jean-Marie
(1734 - 1793)
Girondin, il se lie d'amitié pour Vergniaud et Brissot. Il devint ministre de l'Intérieur en 1792, il ne fait rien pour empêcher les massacres de septembre. En janvier 1793, il tenta de s'opposer à la condamnation à mort du roi et s'enfuit à Rouen, où, apprenant l'exécution de sa femme, il se perça le cœur. Sa femme Manon Roland était une femme cultivée, elle tint à Paris un salon où se réunissait les Girondins dont elle était l'égérie, elle fut guillotiné en déclarant « Oh Liberté, que de crimes en ton nom ».
Rouget de Lisle Claude Joseph
(1760 - 1836)
Officier français du génie. Il composa en 1792, à Strasbourg, les paroles et la musique de la Marseillaise. Emprisonné sous la Terreur, libéré à la mort de Robespierre, il composa des chants, des romances, des pièces de théâtre (l'École des mères, 1798). Mais il resta dans l'ombre jusqu'à ce que Louis-Philippe lui accorde une pension.
Roux Jacques
(1752 - 1794)
Prêtre en 1789, il prête serment à la constitution civile du clergé l'année suivante. Il accompagna Louis XVI à la guillotine. La crise économique favorisa son essor au sein des milieux populaires. Son mouvement des Enragés réclamait des règles stricts pour les aristocrates. Il dénonçait avec entrain les riches qui avaient profités de la Révolution. Son mouvement inquiéta la Convention et même les sans-culottes de la Commune. Arrêté en 1793 pour être jugé par le tribunal révolutionnaire, Roux se poignarda dans sa cellule.
Saint-Just Louis Antoine Léon
(1767 - 1794)
Chevalier de Saint Louis en raison des services rendu dans l'armée. Il est lieutenant-colonel dans la garde nationale en 1789 et participe à la fête de la fédération à Paris en 1790. Conventionnel, orateur d'un esprit méthodique et précis, intransigeant dans l'action, il se fit le théoricien et le défenseur d'une république unitaire et égalitaire. Partisan fidèle de Robespierre, il joua un rôle considérable à l'intérieur du Comité de salut public, prônant le recours à la terreur dans la lutte contre les Girondins, les partisans de Danton et les hébertistes. En mission aux armées, il facilita notamment la victoire de Fleurus. Il fit prendre les décrets de ventôse (mars 1794), qui favorisaient les patriotes démunis au détriment des riches suspects. Il fut exécuté avec Robespierre sans manifester de résistance.
Sieyès Joseph
(1748 - 1836)
Vicaire à Chartres, il doit sa célébrité à son pamphlet écrit au début de la Révolution résumant les aspirations du Tiers-État (« Qu'est-ce que le Tiers-État ? Tout !... »). Il devient député aux États-Généraux. Corédacteur du serment du Jeu de paume, cofondateur du club des Jacobins (qu'il quitte pour les Feuillants), il fit partie successivement de la Constituante de la Convention et du Directoire, il favorise l'essor de Bonaparte lors de son coup d'État. Il est le second consul provisoire avec Ducos.
Tallien Jean-Lambert
(1767 - 1820)
Il participa au 10 août aux cotés de la Commune insurrectionnelle et a une part de responsabilité dans les massacres de Septembre. Conventionnel, il rejoint les Montagnards et s'oppose aux Girondins. Il fut envoyé en mission à Bordeaux lors de la Terreur en 1793. Après l'arrestation de sa maîtresse (qui est noble), il rompt avec Robespierre et participe à thermidor. Il en profite pour libérer sa maîtresse qui deviendra son épouse, Mme Tallien reste très célèbre pour sa beauté et ses tenues extravagantes, on la surnomma « Notre Dame de Thermidor ». Tallien, quant à lui prit des mesures sévères lors de la réaction thermidorienne. Il fut ensuite membre des Cinq-Cents. Il part pour l'Égypte pour suivre Bonaparte. Sous l'Empire, ce dernier lui accorde une pension, mais oublié Tallien finit sa vie dans la misère.
Turgot Anne Robert Jacques
(1727 - 1781)
Magistrat, il fut intendant de Limoges de 1761 à 1774, mettant en pratique ses théories (proches des idées des physiocrates) et publiant ses Réflexions sur la formation et la distribution des richesses (1766). Contrôleur général des Finances (1774-1776), il tenta d'appliquer un vaste programme de réformes, tant financières qu'économiques et sociales (liberté du commerce et de l'industrie; suppression des corporations; imposition de tous les propriétaires fonciers, y compris les nobles, etc.), mais qui ne survécurent guère à sa disgrâce (mai 1776), fromentée par les privilégiés.
Vadier Marc Guillaume Alexis
(1736 - 1828)
Élu par le Tiers état, il resta discret. Par suite à la Convention il vota la mort du roi. En septembre 1793 il entrait au Comité de Sûreté Générale. Il participe activement à la Terreur notamment à la chute des Indulgents. Puis il rompt avec Robespierre et favorise thermidor. Poursuivi comme ancien terroriste avec Barère, Billaud-Varennes et Collot-d'Herbois, il échappa à la déportation en se cachant. Compromis ensuite dans la conspiration de Babeuf il fut emprisonné et ne retrouva la liberté qu'en 1799. Il est proscrit comme régicide en 1816.
Vergniaud Pierre Victurnien
(1753 - 1793)
Avocat à Bordeaux, il est député à l'Assemblée législative puis à la Convention, il mit son éloquence et son talent d'orateur au service du parti girondin. Dès 1792, il soutient Brissot, tout comme l'ensemble des Girondins pour faire la guerre à l'Autriche. Le 10 août, il est le président de l'Assemblée, et ne peut empêcher la chute du roi. Par la suite, il s'employa donc à s'opposer aux Montagnards. Il fut arrêté avec ses amis après la trahison de Dumouriez (avril 1793) et guillotiné.
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