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Ambroise Paré
(1509 - 1590)
Grande figure française du XVIe siècle, Ambroise Paré est le chirurgien des champs de bataille, le père de la chirurgie moderne. Il est l'inventeur de nombreux instruments. Sur les champs de bataille, il voit des scènes atroces et tente avec succès d'adoucir les méthodes de guérison trop brutales qui consistent par exemple à cautériser les plaies à l'huile bouillante. En 1542, il assiste au siège de Perpignan, alors occupée par les Espagnols. Paré continue d'élaborer de nouvelles techniques chirurgicales. Par la suite il devient le chirurgien des rois de France ( Henri II et ses descendants : François II, Charles IX et Henri III). Ferme dans ses convictions huguenotes, à la Saint-Barthélemy, il est protégé par la famille des Guise.
Antoine de Bourbon
(1518 – 1562)
Prince de sang de la Maison Bourbon (descendant de Louis IX), Antoine de Bourbon est le frère de Louis de Condé et le père d' Henri de Navarre (Henri IV). Il devient roi de Navarre grâce à son mariage avec Jeanne d'Albret. Avec sa femme, il participe à l'introduction du calvinisme dans son royaume. Mais étant proche du pouvoir de la Cour, il oscilla entre les catholiques et les protestants, entrant ainsi en conflit avec son frère et sa propre épouse qui restera l'une des grandes figures des huguenots. Il combat donc avec les catholiques au cours de la première guerre de religion, en qualité de lieutenant général du royaume. Il meurt des suites de sa blessure au cours du siège de Rouen en 1562.
Anne de Beaujeu
(1461 - 1522)
Fille aînée de Louis XI et de Charlotte de Savoie, elle épouse à l’âge de 12 ans Pierre de Beaujeu, qui devient duc de Bourbon. A la mort de son père, elle exerce la régence pendant la minorité de Charles VIII, son frère. Contrairement aux attentes des princes du royaume, elle contient la noblesse, maintient fermement contre le duc d’Orléans l’autorité royale et l’unité du royaume en mettant un terme à la Guerre folle. Elle convoque les États généraux de Tours.
Anne de Bretagne
(1477 - 1514)
Anne de Bretagne est la fille du Duc François II de Bretagne. Héritière du duché de Bretagne à 11 ans, elle épouse Maximilien d'Autriche. Charles VIII, mécontent de cette alliance, envoie ses troupes contre la Bretagne et soumet la plupart des villes Bretonnes, puis assiège Rennes où s'est réfugiée Anne. Sous la pression militaire d’ Anne de Beaujeu, Anne de Bretagne épouse Charles VIII. A la mort du roi, elle épouse son successeur Louis XII. Anne va tenter de marier sa fille aînée Claude à Charles de Habsbourg, futur Charles Quint. Mais le roi s'y opposera. Anne meurt à 37 ans avant d'avoir pu assurer l'avenir de son duché de Bretagne.
Pierre Terrail de Bayard
(1476 - 1524)
Né près de Grenoble en 1465, Pierre de Terrail, seigneur de Bayard, fait son apprentissage de jeune noble comme page auprès du duc de Savoie ; puis il passe au service des rois de France. Il va devenir le « Chevalier sans peur et sans reproche ». Toujours, son nom a été synonyme de bravoure inégalée, de totale loyauté à son roi et d’esprit chevaleresque. Dans le royaume de Naples, au pont du Garigliano, il tient seul en respect une troupe de 200 Espagnols. Prisonnier à deux reprises, il est libéré sans rançon par ses ennemis qui l’admirent. Il refuse de participer aux pillages des villes et protège les non-combattants contre les violences. Bayard est un brillant homme de guerre qui contribue à la victoire de Marignan, et qui, en 1521, défend la ville de Mézières contre Charles Quint et l’oblige à la retraite. Quand il est mortellement blessé, en 1524, en protégeant la retraite de l’armée française du Milanais, ses adversaires viennent lui témoigner leur respect.
Catherine de Médicis
(1519 – 1589)
Fille de Laurent II de Médicis (à qui Machiavel a dédié « Le Prince »), Catherine grandit en Italie avant d'épouser le futur roi de France Henri II. A la mort du roi, la superstitieuse Catherine s'habille en noir et porte le deuil jusqu'à sa mort. Elle gouverne avec les Guise pendant la minorité de François II, puis avec le chancelier Michel de l'Hospital pendant celle de Charles IX. Partisane d'une politique de conciliation envers les protestants, elle accorde notamment l'édit d'Amboise en 1563 et la paix de Saint-Germain en 1570. Cependant, sa méfiance envers Coligny et les protestants aurait-elle pu déclencher le massacre de la Saint-Barthélemy ? La reine a longtemps été victime d'une légende noire qui commence à être contestée.
Charles III de Bourbon
(1490 - 1527)
En 1507, il accompagna Louis XII à Gênes, pour la quatrième expédition en Italie. Après Marignan, François Ier conquit alors le Milanais et le nomma connétable et vice-roi du Milanais. En 1521, sa femme mourut et Louise de Savoie, mère de François Ier, revendiqua les fiefs des Bourbons. Le procès qui s'ensuivit lui donna raison. Les affronts envers le connétable se multipliaient également. Le connétable engagea des négociations avec Charles Quint, mais le complot échoua et le connétable dut s'enfuir (1523). Ses biens furent confisqués et rattachés au domaine royal. Nommé lieutenant général de l'Empereur en Italie, il combattit les Français, remporta la bataille de Sésia où fut tué Bayard. Il battit et fit prisonnier François Ier à Pavie en 1525. Abandonné par l'empereur, qui ne voulait pas satisfaire ses ambitions, il périt au cours du siège de Rome.
Charles IX
(1550 – 1574)
Charles IX a 10 ans lorsqu'il succède à son frère aîné François II. Dès le début de son règne, en 1560, il ouvre les Etats Généraux convoqués par sa mère et Michel de l'Hospital. Ces derniers assurent la tutelle du jeune roi, et mènent une politique de conciliation envers les protestants. C'est un échec, au cours du mariage de sa sœur Marguerite de Valois et Henri de Navarre, les tensions religieuses du pays se ravivent. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, le roi ordonne l'assassinat des chefs protestants (massacre de la Saint-Barthélemy). Charles IX devient alors de plus en plus isolé. C'est son frère Henri d'Anjou (intendant et lieutenant général du royaume) qui incarne le clan catholique tandis que son autre frère François d'Alençon complote avec la noblesse protestante. De santé fragile, il s'éteint des suites d'une tuberculose à l'âge de 23 ans, il aurait également contracté une forme rare d'hématidrose (sueur de sang), Il avait épousé Elisabeth d'Autriche en 1570, mais le mariage était resté sans héritier mâle. Son frère Henri d'Anjou monte sur le trône.
Charles de Lorraine
(1524 – 1574)
Frère de François de Guise, Charles est cardinal de Lorraine, c'est la tête politique de la famille. Avec son frère, il assure la régence du jeune roi François II, il désigne son successeur Michel de l'Hospital avant de quitter le pouvoir. Charles n'était d'abord pas opposé à une réconciliation entre catholiques et protestants, mais cette étape échoua au colloque de Poissy (1561). Il devient alors un défenseur de la Contre Réforme catholique initiée au cours du concile de Trente (1563). Et par la suite, il accueillera avec joie la nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy. Après l'assassinat de son frère, il devient le chef des Guise et prend sous tutelle ses neveux, notamment Henri de Guise.
Claude de France
(1499 - 1524)
Fille du roi Louis XII et de la duchesse Anne de Bretagne, elle ne peut comme fille succéder à son père sur le trône de France. Héritière de Bretagne, elle est fiancée à l'archiduc Charles d'Autriche (le futur Charles Quint). En 1505, voulant éviter l'encerclement du royaume et la perte de la Bretagne, Louis XII très malade fait annuler ces fiançailles par les États généraux, au profit du jeune comte d'Angoulême, le futur François Ier. Claude épouse donc le comte François d'Angoulême, futur François Ier de France, dont elle est la première femme. La race de pruniers Reine-Claude lui doit son appellation.
Diane de Poitiers
(1499 - 1566)
Grande figure de la Renaissance française, Diane de Poitiers épouse un grand sénéchal de Normandie, Louis de Brezé qui a 40 ans de plus qu'elle. D'abord maîtresse de François Ier, elle devient celle du roi suivant Henri II qui a 20 ans de moins qu'elle. Elle est très influente sur le roi et le pousse à réprimer les protestants. Henri II la couvre d'honneurs et lui donne le château de Chenonceau. Comme d'autres personnalités de la Renaissance, elle favorise les arts, fait rénover le château d'Anet en Normandie et protège le poète Ronsard. Après la mort du roi, elle est chassée de la Cour par son ennemie la reine Catherine de Médicis, et doit rendre ses bijoux et le château de Chenonceau en échange du château de Chaumont sur Loire. Elle finit sa vie à 66 ans retirée dans le château d'Anet.
François Ier
(1494 - 1547)
Fils de Charles d’Angoulême et de Louise de Savoie, François Ier succède en 1515 à son cousin Louis XII, dont il a épousé la fille Claude. Avec la victoire de Marignan, François Ier reconquiert le Milanais. La puissance de Charles Quint et la menace de l’encerclement du royaume par les possessions de son rival le pousse à engager les hostilités contre l’empereur après avoir vainement cherché l’appui d’Henri VIII d’Angleterre. Devenu veuf, il se remarie avec Éléonore de Habsbourg, la sœur de Charles Quint. François Ier est assurément l'un des bâtisseurs de l’État moderne en France. Il réorganise les finances de l’État et réforme la justice par l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose notamment la rédaction en français des actes judiciaires. Par le concordat de Bologne (1516), il s’assure de la nomination des archevêques, des évêques et des abbés du royaume. Le Roi favorise par ailleurs l’art de la Renaissance, qui s’épanouit dans la construction et la décoration des demeures royales (Blois, Chambord, Fontainebleau), où François Ier attire et fait travailler des artistes italiens (Léonard de Vinci, le Rosso, le Primatice). Il encourage les traductions des humanistes et fonde le futur Collège de France. À sa mort en 1547, son fils Henri II lui succède.
François II
(1544 – 1560)
François II est le fils aîné d' Henri II et de Catherine de Médicis. A l'âge de 14 ans, il épouse Marie Stuart (fameuse reine d'Ecosse, et nièce des Guise). Il est proclamé roi à la mort tragique de son père en 1559. Etant mineure, il choisit de confier le pouvoir aux Guise. Son règne marque le début de l'antagonisme politico-religieux entre le clan catholique des Guise et les nobles réformés : Navarre, Condé, Coligny. La conjuration d'Amboise, coup d'Etat manqué par les gentilshommes protestants, en est la parfaite illustration. François II meurt au bout de quelques mois de règne à la suite d'une otite qui dégénère en abcès. Il est alors âgé de 16 ans seulement.
François de France, duc d'Alençon
(1555 – 1584)
C'est le dernier fils de Henri II et de Catherine de Médicis. De petite taille, il est pourtant baptisé sous le nom de Hercule, avant de prendre le nom de son frère François, mort en 1560. Prince rebelle, il est particulièrement jaloux de son frère Henri d'Anjou qui est favorisé par sa mère. Tout l'oppose avec son frère, son caractère, son allure : il est très laid, son visage est profondément marqué par la petite vérole. A la Cour de Charles IX, il prend la tête du parti des Malcontents et complote avec Henri de Navarre pour s'imposer comme successeur du roi à la place de son frère Henri qui est devenu roi de Pologne. Il est finalement arrêté et retenu à la cour sous surveillance. Par la suite, humilié à la Cour de son frère Henri III, il s'enfuie de Paris à travers un trou dans les remparts. Rejoint par les protestants de Navarre, une cinquième guerre de religion s'ouvre alors, où François obtient la "paix de Monsieur" qui rétablit la liberté de culte pour les protestants. Il reprend triomphalement sa place à la Cour en se réconciliant avec son frère. Il est alors à l'apogée de sa puissance politique, et est envisagé pour épouser la reine d'Angleterre Elisabeth Ière (de 22 ans son aînée). En 1579, il est invité par Guillaume d'Orange à devenir le souverain des provinces des Pays-Bas. Il subit cependant un échec militaire à Anvers puis meurt subitement de la tuberculose en 1584.
François de Guise
(1520 - 1563)
François Ier de Lorraine, est un grand homme de guerre sous François Ier puis Henri II. Dès 1545, il assiège Boulogne aux mains des Anglais, il y gardera le surnom de "Balafré" suite à une blessure au visage. Sous Henri II, il est de toutes les campagnes en combattant à Naples, en Ecosse, il résiste à Charles Quint qui assiège la ville de Metz en 1552 et surtout il reprend Calais aux Anglais. A l'avènement du jeune François II, il dirige les affaires du royaume en tant que beau-père du roi. Mais son action est contestée par les protestants qui organisent la conjuration d'Amboise. A l'arrivée de Charles IX, c'est la reine mère Catherine de Médicis qui reprend les choses en main en pronant une politique de tolérance envers les protestants. Le duc de guise ne l'accepte pas et déclenche la première des guerres de religion par le massacre de Wassy (1562). Il est assassiné par un réformé, l'amiral de Coligny étant certainement le principal commanditaire.
Gaspard II de Coligny
(1519 – 1572)
Fils d'un maréchal de François Ier, Gaspard est également le neveu du connétable de Montmorency. Ayant reçu une éducation humaniste et éclairée, il décide de faire une carrière militaire et est nommé amiral de France en 1552. D'abord très modéré dans son adhésion à la Réforme, il devient l'un des chefs de file du camp protestant et participe activement aux premières guerres de religions. Revenu à la cour de Charles IX, il essaye d'engager le roi dans le conflit de Flandre contre l'Espagne. Peu après le mariage d' Henri de Navarre et Marguerite de Valois, il est victime d'une première tentative d'assassinat. Le roi Charles IX vient à son chevet pour lui promettre justice. Mais le 23 août au soir, Coligny est achevé à coups de dagues, son corps est défénestré avant d'être transporté au gibet de Montfaucon.
Gaston de Foix-Nemours
(1489 - 1512)
Duc de Nemours, comte d'Étampes et vicomte de Narbonne. Il était fils de Jean de Foix, comte d'Étampes et vicomte de Narbonne, et de Marie d'Orléans, une sœur de Louis XII. Il reçut le commandement de l'armée royale en Italie, et mérita par ses hauts faits d'être surnommé le Foudre d'Italie : il débloqua Bologne, prit Brescia, gagna sur l'armée hispano-italienne la bataille de Ravenne, mais fut tué en poursuivant les vaincus.
Henri Ier de Bourbon-Condé
(1530 – 1569)
Fils de Louis de Bourbon-Condé, Henri est l'un des chefs du parti protestant, il garde une rancune contre les Guise et le duc d'Anjou après l'humiliation du cadavre de son père. Présent à la Saint-Barthélemy, il garde la vie sauve uniquement en abjurant le protestantisme. Assigné à résidence à la Cour avec son cousin Navarre, il s'enfuit vers le Sud et prend la tête de l'armée protestante (4ème, 5ème et 6ème guerres de religion). Sa première femme Marie de Clèves avait fait tourner la tête du duc d'Anjou futur Henri III, qui entra en dépression à la mort de la jeune femme. Sa seconde épouse, Charlotte de la Trémoille, est probablement l'une des responsables de son assassinat pour une histoire d'adultère.
Henri II
(1519 – 1559)
Second fils de François Ier, Henri devient roi de France à la mort de son père en 1547. Sa vie personnelle et son influence politique est partagée par sa femme Catherine de Médicis et sa maîtresse Diane de Poitiers. Pendant son règne, il réprime sévèrement les protestants qui sont en plein essor. Il récupère Calais et Boulogne aux Anglais puis lutte contre Charles Quint et son fils Philippe II d'Espagne (défaite de Saint-Quentin 1557). Il meurt blessé à l'œil au cours d'un tournoi de chevalerie organisé pour le mariage de sa fille Elisabeth (près de la Place des Vosges à Paris).
Henri III
(1551 – 1589)
Fils préféré de Catherine de Médicis, Henri porte le titre de duc d'Anjou pendant que son frère Charles IX gouverne. Promut lieutenant général du royaume à l'âge de 16 ans, il participe victorieusement aux guerres de Religion (bataille de Jarnac et Moncontour) avant de connaître l'échec au siège de La Rochelle (1573). Il est alors soudainement nommé roi de Pologne. Moins d'un an plus tard, suite à la mort de son frère, il revient en France pour être couronné. Il continue les guerres de Religion, mais se retrouve alors dans une position délicate entre les catholiques du duc de Guise et les protestants de son beau-frère Henri de Navarre. Chassé de Paris par la Ligue catholique, il s'allie avec les protestants de Navarre et fait assassiner le duc de Guise à Blois (1589). Au cours de la reconquête de Paris, il est à son tour assassiné par le moine ligueur Jacques Clément. Avant de mourir, il lègue le trône à Henri de Navarre.
Henri de Guise
(1550 – 1583)
Fils aîné de François de Guise, Henri a 13 ans lorsque son père est assassiné, son oncle Charles de Lorraine se charge alors de son éducation. Devenu chef de clan, Henri se pose en tant que défenseur de la foi catholiques contre les huguenots. Il participe activement aux deuxième et troisième guerres de religion en s'illustrant face à son rival l'amiral de Coligny (bataille de Jarnac, défense de Poitiers, bataille de Moncontour). Il participe à l'assassinat des chefs protestants au cours de la nuit de la Saint-Barthélemy. Sous Henri III, il prend la tête de la Ligue catholique et accroît sa popularité grâce à ses victoires (Dormans, 1575). Il signe le traité d'alliance de Joinville avec le roi d'Espagne. Il participe activement à la journée des barricades (12 mai 1588) chassant le roi de la ville. C'en est trop pour Henri III qui le fait assassiner au cours des Etats généraux de Blois, ses cendres sont jetées dans la Loire.
Jacques d'Albon de Saint André
(1505 - 1562)
Jacques d'Albon de Saint-André est un compagnon d'enfance d' Henri II, il est rapidement appelé au Conseil du roi, et nommé premier gentilhomme de la Chambre, avant d'être fait maréchal de France. De 1552 à 1555, il participe aux guerres contre Charles Quint, suite à l'acquisition des Trois-Évêchés (Metz, Toul et Verdun).En 1557, il est fait prisonnier par les Espagnols à la bataille de Saint-Quentin. Il sera libérer à la suite du traité du Cateau-Cambrésis. Pendant les guerres de religion, il créé le triumvirat catholique avec Montmorency et François de Guise et réprimande les protestants à l'origine de la conjuration d'Amboise sous François II. Après plusieurs victoires décisives contre les protestants, il est tué au cours de la bataille de Dreux (première guerre de religion en 1562)
Jacques Cartier
(1491 - 1557)
Au nom de François Ier, il partit en 1534 avec deux navires vers l'ouest à la recherche d'un passage vers la Chine. Il parcourt la côte canadienne vers le nord puis vers le sud autour du golfe du Saint-Laurent. L'année suivante, le roi le renvoie explorer le continent. Cartier pénètre alors dans le fleuve du Saint-Laurent qu'il appelle "le Grande Rivière". Les jeunes indiens à son bord veulent l'entrainer à la recherche du royaume légendaire (et riche en or) du Saguenay. Il continue le long du fleuve jusqu'au village de Stadacona (actuel Québec), puis encore jusqu'au village de Hochelaga sur l'île de Montréal. Puis il hiverne avec son équipage dans de difficiles conditions. Son troisième voyage est effectué en 1541 sous les ordres de Roberval qui part en réalité un an plus tard que lui. Cartier hiverne à nouveau, alors que l'animosité gronde entre les marins et les indiens. Au printemps, il décide de rentrer au plus vite en France.
Jacques Clément
(1567 – 1589)
Jacques Clément est un frère de l'ordre dominicain. Catholique fanatique, il prend le parti de la Ligue au cours des guerres de religion. Il projette d'assassiner le roi Henri III qui a été excommunié par le pape et qui a fait assassiner le duc de Guise. C'est à Saint Cloud qu'il fait sa rencontre, il prétexte de lui remettre un message confidentiel et sort alors un couteau qu'il plante dans le ventre du roi. Henri III s'écrie "Méchant moine, tu m'as tué !", la garde royale, les Quarante-cinq, sont alertés et transpercent le moine de leurs épées. Le roi succombera au cours de la nuit suivante. Jacques Clément a subit le châtiment post-mortem des régicides, ainsi, il a été écartelé puis incinéré. La nouvelle de l'assassinat a été accueillie avec enthousiasme à Paris et également par le pape Sixte V qui envisageait de le canoniser. Il s'agit du premier régicide volontaire en France.
Jean Calvin
(1509 – 1564)
Jean Calvin est né en Picardie, très vite, il embrasse la Réforme et favorise son expansion. Il se réfuge en Suisse lorsque les protestants sont persécutés suite à « l'Affaire des Placards ». Il est parmi Martin Luther, Ulrich Zwingli et Martin Bucer, l'un des principaux artisans de la Réforme protestante. Sa doctrine, qui présente quelques différences avec celle de Luther, est exposée dans son principal ouvrage l'Institution de la religion chrétienne. Le calvinisme connaît un grand succès en France. Ses écrits rédigés en langue française favorisent l'essor de la littérature au même plan que les auteurs humanistes comme Montaigne ou Rabelais.
Jeanne d'Albret
(1528 – 1572)
Jeanne est la nièce de François Ier auprès de qui elle a été élevée. A l'âge de 20 ans, elle épouse Antoine de Bourbon, premier prince de sang et enfante le futur Henri IV. Suite à la mort de son père, elle succède au trône de Navarre où elle gouverne avec son mari. En 1560, suite à l'influence du théologien Théodore de Bèze, elle se convertit au protestantisme, entrant ainsi en rupture avec son mari qui reste fidèle au catholicisme. Dès lors, elle favorise grandement l'implantation de la Réforme. En 1568, elle devient même la chef du parti protestant et part diriger les huguenots à La Rochelle avec son fils Henri qui a 15 ans. Après de lourdes négociations, elle parvient à faire marier son fils avec Marguerite de Valois mais elle meurt peu avant de la tuberculose en 1572.
Jeanne de France
(1464 - 1505)
Jeanne de France est la fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie. Soucieux de la marier aux Orléans, Louis XI la promet au futur Louis XII (Jeanne étant infirme, il espère que Louis XII n'en aurait pas d'enfants, et compte ainsi réduire la lignée des Orléans). Epouse délaissée, et ce malgré la bonté qu'elle éprouve envers son époux. Dès son avènement, Louis XII s'empressa de faire annuler le mariage, prétextant que celui-ci n'avait jamais été consommé. Jeanne fut alors, en compensation, titrée duchesse de Berry et fonda à Bourges, l'ordre monastique de l'Annonciade. Elle fut canonisée en 1950 par le pape Pie XII, 445 ans après sa mort.
Louis Ier de Bourbon-Condé
(1530 – 1569)
Louis est le frère cadet d' Antoine de Bourbon et donc l'oncle du futur Henri IV. Il est à l'origine de la Maison de Condé, une lignée très puissante en France jusqu'au XIXème siècle. Il fait une carrière militaire sous Henri II (défaite de Saint-Quentin en 1557). Sous François II, il devient le rival du parti des Guise qui gouverne. Louis de Condé aurait été l'un des instigateurs de la conjuration d'Amboise, il est condamné à mort avant d'être gracié par le nouveau roi Charles IX. Protestant, il s'impose comme chef des calvinistes au cours des guerres de religion. Après le massacre de Wassy, il prend les armes et prend plusieurs villes du Languedoc et de la Loire. Isolé, il est finalement capturé à Dreux en 1562. Libéré, il reprend les armes et perd la bataille de Jarnac en 1569, blessé il tente de se rendre mais est lâchement abattu d'un coup de pistolet par Montesquiou. Son cadavre est humilié par les catholiques avant d'être exposé deux jours sur une chaise.
Louis XII
(1462 - 1515)
Louis XII est le fils du poète Charles d'Orléans et de Marie de Clèves. Eduqué par Louis XI, il est contraint d'épouser sa fille : Jeanne de France. Louis d'Orléans s'oppose à la régence d' Anne de Beaujeu qui dirige le pays durant la minorité de Charles VIII (Guerre Folle). Battu, Louis d'Orléans est emprisonné pendant trois ans dans une forteresse. Il est libéré par Charles VIII et participe avec lui à la première guerre d'Italie. Charles VII meurt sans héritier, Louis d'Orléans est déclaré roi de France. Louis XII annule son mariage avec Jeanne de France et épouse Anne de Bretagne, la veuve de son prédécesseur. Après avoir conquis le duché de Milan, les armées françaises sont battues et Louis XII doit renoncer à ses prétentions sur l'Italie. Il reprend les hostilités et est victorieux à Ravenne mais il perd de nouveau ses territoires. Son cousin, François Ier lui succède.
Louis II de la Trémoille
(1460 - 1525)
Prince d'une des plus vieilles familles du Poitou. Vers l'âge de 14 ans, il fut envoyé comme page à la cour de Louis XI. Bien placé à la cour de France, il apparaît comme l'un des familiers de la régente d' Anne de Beaujeu. Il participe aux Etats-Généraux de Tours et entre au conseil royal. Lors des troubles de la Guerre folle, il remporte la victoire de Saint-Aubin-du-Cormier. En 1494-1495, Charles VIII se lance dans l'expédition de Naples, qui inaugure le cycle des guerres d'Italie. La Trémoille l'accompagne et remporte de nombreux succès : bataille de Fornoue en 1495, conquête du Milanais, 1500 ; victoire d'Agnadel en 1509, mais se fait sévèrement battre par les Suisses à Novare en 1513, où son armée de 10 000 hommes tombe dans une embuscade. Il se distingue encore à Marignan (1515) et périt dans la bataille de Pavie, tué d’un coup d’arquebuse à 64 ans.
Louise de Savoie
(1476 - 1531)
Elle est la fille du duc de Savoie Philippe dit sans Terre et de Marguerite de Bourbon. Elle épousa, en 1490, Charles de Valois, comte d'Angoulême, dont elle eut deux enfants : Marguerite d'Angoulême et François Ier. Après son veuvage, elle se consacra à leur éducation. Elle fut deux fois régente de France pendant les campagnes italiennes de son fils : en 1515 puis à nouveau en 1525-1526, après la capture du roi lors de la bataille de Pavie. Elle organisa la continuité de l'État et une contre-offensive contre Charles Quint. Elle ne serait pas étrangère non plus à la trahison du connétable Charles de Bourbon (dont elle récupéra la plupart des terres).
Marguerite de Valois
(1523 – 1574)
Fille d' Henri II et de Catherine de Médicis, Marguerite de Valois épouse à 19 ans le protestant Henri III de Navarre (d'autres négociations avaient été entamées avec Philippe II d'Espagne et Henri de Guise). Ce mariage qui devait sceller une réconciliation entre catholiques et protestants se termine quelques jours plus tard en bain de sang (Saint-Barthélemy 24 août 1572). Femme délaissée, elle choisit l'opposition à son époux qui est devenu roi de France, en rejoignant la Ligue catholique (1585). Elle finira en exil pendant 20 ans en Auvergne. Après son retour d'exil, elle joua un rôle très important dans l'essor culturel de la cour grâce à son mécénat. Marguerite de Valois est rendue célèbre par le livre d'Alexandre Dumas : « La reine Margot », interprétée à l'écran par Isabelle Adjani. La reine est connue pour ses nombreux amants, notamment Henri de Guise qui fut l'un des premiers.
Michel de L'Hospital
(1505 – 1573)
Ayant suivi une formation de juriste, Michel de L'Hospital est un grand humaniste de son temps. Au côté de la reine-mère Catherine de Médicis, il assure la Régence du royaume pendant la minorité de Charles IX, au titre de chancelier. Etant lui-même un protestant dissimulé, il prône une politique de tolérance envers les huguenots (édit de Fontainebleau, paix de Longjumeau). Cette tentative d'apaisement échoue face au mécontentement des catholiques, et notamment des Guise. Après avoir refusé le sceau sur une bulle papale qui souhaitait le durcissement des sanctions contre les protestants, il est déchu de son poste de chancelier (qui est le garde des sceaux). Michel de L'Hospital reste une grande figure de la Renaissance, il protège Ronsard et sa Pléiade, et publie lui-même des écrits. Symbole de la tolérance, sa statue figure devant le Palais Bourbon (Assemblée Nationale) avec celles de Colbert, Sully et d'Aguesseau.
Gabriel de Montgommery
(1530 – 1574)
Comte de Montgommery (Basse-Normandie), Gabriel de Lorges est le capitaine de la garde écossaise du roi Henri II. Montgommery devient un régicide involontaire en transperçant l'œil du souverain au cours d'un tournoi de célébration. Sur son lit de mort, Henri II absout Montgommery de toute faute. Cependant, le régicide choisit de se réfugier en Angleterre, à la cour de la reine Elisabeth Ière, où il adhère à la Réforme protestante. Revenu en France il devient l'un des principaux chefs de guerre protestants. Il échappe de peu au massacre de la Saint-Barthélemy. Il finit par se rendre après l'échec d'une insurrection en Normandie et il est décapité sur la place de Grève (Hôtel de Ville).
Anne de Montmorency
(1493 – 1567)
Issu d'une des familles les plus puissantes du royaume, Anne de Montmorency est élevé au château d'Amboise avec le futur roi François Ier, dont il est très proche. Ses qualités militaires sont largement démontrées (Marignan, Ravenne, Novare), et il devient maréchal de France. Il est fait prisonnier par Charles Quint à Pavie avec le roi François Ier. Libéré, il devient connétable de France (chef des armées) renforçant ainsi sa puissance. Etant partisan de la paix, il tombe en désaccord avec François Ier. Sous le règne d' Henri II, il forme un triumvirat catholique avec le duc de Guise et Saint-André. Il participe aux différentes campagnes militaires (défaite de Saint-Quentin en 1557) avant d'être tué d'un coup de pistolet dans le dos à Saint-Denis. Grand esthète et protecteur des arts, Montmorency fait rénover le château de Chantilly et bâtir le château d'Ecouen. C'est un grand mécène et acteur de la Renaissance française
Fils d'Anne de Montmorency
  • François de Montmorency (1530 – 1579) Aîné des fils Montmorency, il effectue une brillante carrière militaire avant de devenir gouverneur de Paris où il s'oppose aux Guise. Il quitte son poste et laisse le champ libre aux catholiques qui font la Saint-Barthélemy. Après le massacre, il décroche le cadavre de son cousin Coligny au gibet de Montfaucon. Sous Charles IX, opposé aux Guise, il s'engage avec les Malcontents.
  • Henri de Montmorency (1534 – 1614) Deuxième fils d'Anne de Montmorency, il est d'abord proche du camp catholique et des Guise, mais après le massacre de la Saint-Barthélemy, il effectue un rapprochement politique avec les protestants, conjointement avec ses 3 frères. Plus tard, il sera nommé connétable de France par Henri IV.
Pierre de Ronsard
(1524 – 1585)
« Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard est la figure la plus emblématique de la littérature poétique pendant la Renaissance française. Maniant l'ode à la manière des auteurs antiques, il participe à l'essor du sonnet (quatorze vers). Avec son ami Joachim du Bellay, il forme un groupe de 7 poètes (la Pléiade) qui défendra et étoffera la langue française. Ses œuvres traitent de l'amour et de la nature, en empruntant parfois des références gréco-latine.
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