Philippe II d’Orléans, le Régent

Philippe II d’Orléans, le Régent

1674 - 1723

Fils de Philippe Ier d’Orléans, frère de Louis XIV, et d’Élisabeth-Charlotte de Bavière, Philippe naît à Saint-Cloud en 1674. D’abord duc de Chartres, il devient duc d’Orléans à la mort de son père en 1701. Il sert dans les armées du roi et épouse Françoise-Marie de Bourbon, fille légitimée du souverain et de Madame de Montespan. À la mort de Louis XIV, en 1715, il obtient la régence pendant la minorité de Louis XV. Il fait écarter les dispositions qui limitaient son autorité et rétablit le droit de remontrance du Parlement de Paris. Le gouvernement quitte Versailles ; le jeune roi et la cour s’installent bientôt à Paris. Les premiers temps de la Régence confient certaines affaires à des conseils de grands seigneurs, avant le retour à une organisation ministérielle plus habituelle. Pour répondre aux difficultés financières, le Régent soutient les projets de John Law, associant banque, monnaie de papier et compagnie commerciale. L’effondrement du système en 1720 provoque une crise de confiance. Sa politique extérieure recherche parallèlement un rapprochement avec la Grande-Bretagne, rompant avec certains antagonismes du règne précédent. La cour revient à Versailles en 1722. La majorité de Louis XV, en 1723, met fin à la régence ; Philippe meurt quelques mois plus tard. Il laisse l’image d’un prince cultivé et d’un gouvernant confronté aux dettes et aux institutions héritées du Roi-Soleil.