Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne

Henri de La Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne

1611 - 1675

Né à Sedan dans une grande famille protestante, Henri de La Tour d’Auvergne se forme au métier des armes dans les Provinces-Unies avant de servir la monarchie française. Sous Louis XIII, puis sous Louis XIV, il s’impose par sa connaissance du terrain et sa capacité à déplacer ses armées pour surprendre l’adversaire. Devenu maréchal de France en 1643, il participe aux dernières campagnes de la guerre de Trente Ans. Pendant la Fronde, ses fidélités changent. Opposé à Mazarin, il soutient les princes et combat avec l’appui des Espagnols. Battu à Rethel en 1650, il se réconcilie avec la cour en 1651. Il défend ensuite le gouvernement d’Anne d’Autriche et affronte le Grand Condé, notamment au faubourg Saint-Antoine en 1652. Son ralliement contribue au rétablissement de l’autorité royale. Sa victoire des Dunes, près de Dunkerque, en 1658, prépare la paix des Pyrénées. Nommé maréchal général des camps et armées du roi en 1660, il participe à la formation militaire de Louis XIV et aux guerres de son règne personnel. Ses succès s’accompagnent aussi de destructions qui frappent les civils, notamment lors de la dévastation du Palatinat en 1674. Après sa campagne d’hiver en Alsace et sa victoire de Turckheim, il est tué par un boulet à Sasbach en juillet 1675. Le roi le fait inhumer à Saint-Denis. En 1800, Napoléon Bonaparte fait transférer son tombeau aux Invalides, consacrant la place de Turenne dans la mémoire militaire française.