Les batailles de l'Histoire - La Révolution française
Yorktown - 19 octobre 1781
Les insurgés américains réquisitionnent de l'aide, ils envoient Benjamin Franklin, scientifique réputé (inventeur du paratonnerre), à la cour de France.
Louis XVI hésite encore, seul des volontaires comme
La Fayette s'engagent auprès des insurgés, la France fournit néanmoins des armes et des équipements. Mais en juillet 1780, le corps expéditionnaire royal est envoyé sous les ordres de
Rochambeau, la marine de l'amiral
De Grasse se dirige elle aussi vers les côtes américaines.
Rochambeau conseille très vite à Washington de faire le siège de Yorktown où les hommes du général anglais Cornwallis se tiennent. Des forces américaines sont conservées dans les forts de New York City afin de duper les Anglais sur les positions réelles. L'amiral
De Grasse, quant à lui a réussi à battre l'escadre anglaise et se tient près de la baie de Yorktown pour éviter aux anglais de s'évader. Les troupes françaises de
Rochambeau attaquent sur la gauche, tandis que
La Fayette et Washington sont à droite. Les options de Cornwallis s'épuisent, il tente d'envoyer des nègres atteints de la variole pour contaminer les troupes ennemis. Mais il signe la reddition le 19 octobre. Par la suite, le traité de Paris reconnaîtra l'indépendance des États-Unis.
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Reddition de Cornwallis face à Washington
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| Surrender of Cornwallis to Washington at Yorktown - by Edward Percy Moran |
Valmy - 20 septembre 1792
Après la prise des Tuileries et la chute de la monarchie le 10 août, les coalisés sous les ordres du duc de Brunswick (Prusse) projette d'envahir la France et de gagner Paris pour venir en aide à
Louis XVI. Après de multiples revers, l'armée française s'appuie sur son dernier rempart situé à Valmy. L'armée du Nord a rejoint l'armée du Centre et
Danton demandait « De l'audace, toujours de l'audace et encore de l'audace ! ». Un formidable élan patriotique poussait la France. Les Français se placèrent sur un plateau face à un moulin. Face à eux une armée prussienne qui est déjà affaibli par la dysenterie, ces derniers ouvrent le feu. Mais face à eux l'artillerie de l'ingénieur français Gribeauval est la meilleure d'Europe, elle riposte violemment. L'infanterie prussienne tente de gravir la colline sous le crachin de pluie. Le général
Kellermann enlève son chapeau à panache tricolore le place au-dessus de son sabre et crie : « Vive la Nation ! », et les patriotes enthousiastes répètent ces mots à mesure que la canonnade repousse les Prussiens. Les premières notes de « La Marseillaise » retentissent sur les tambours, les Prussiens reculent et fuient. Même si il n'y a eu seulement 500 morts dans la bataille, la victoire française est prestigieuse. La République est sauvée et la Prusse s'en retourne à la frontière. Le célèbre écrivain Goethe qui a assisté à la bataille avait écrit : « D'aujourd'hui et de ce lieu date une ère nouvelle dans l'histoire du monde ; vous pourrez dire que vous y étiez ! ».
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La bataille de Valmy
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| La bataille de Valmy, 20 Septembre 1792 - par Jean-Baptiste MAUZAISSE 1835 (Musée Fabre) |
Toulon - 20 décembre 1793
L'année 1793 commençait mal, les conquêtes révolutionnaires (Nice, Savoie, Belgique) furent perdues.
La Fayette et
Dumouriez étaient passés à l'ennemi et Toulon se rendait aux Anglais. Mais,
Carnot mérite bien son surnom d' « Organisateur de la Victoire ». Aux commandes des armées, il les réorganise et prône une nouvelle méthode pour faire la guerre : le rassemblement en masse. Très vite, l'effort français payait grâce aussi à des hommes tel que
Hoche,
Pichegru,
Desaix,
Kellermann.... Il restait Toulon que les Anglais défendaient farouchement, cette place stratégique permettait d'opérer une invasion alliée. L'offensive par mer demeurait difficile, par la terre la difficulté était égale en raison des rues étroites de la ville défendues par des forts. Le siège traînait en longueur, et par chance le capitaine
Bonaparte passa par là et se vit confier les forces d'artillerie. Très vite il fit venir des canons de Lyon et Grenoble, les disposa autour de la ville. La Convention ordonnait à
Dugommier des instructions peu réalisables en raison du manque d'effectif.
Bonaparte considérait que la ville resterait aux Anglais tant que la flotte n'était pas menacé. Il entreprit d'envahir l'un des forts pour contraindre les Britanniques à la fuite. Mais la position était quasi-imprenable, on l'appelait le Petit-Gibraltar. Cependant les mortiers et les canons tirèrent et divisèrent les ennemis, et sous la nuit orageuse du 18 décembre, les deux principaux forts anglais tombèrent successivement. Un grand stratège était né...
Fleurus - 26 juin 1794
Au début de 1794, la première coalition est sur le point de se fendre, la Prusse et la Russie sont davantage occupées à se disputer la Pologne. Mais l'Angleterre grâce à son or et à son ministre Pitt maintient le combat contre la France, qui par sa démographie et ses généraux, est la première puissance militaire d'Europe. Pourtant la victoire de
Moreau à Tourcoing fait place à de nouveaux revers et ce malgré la présence des représentants du Comité de Salut Public (
Le Bas et
St-Just). Les Alliés voulaient lever le siège de Charleroi mais ils ignoraient que la ville était tombée aux mains des Français la veille. Organisés en cinq colonnes les Austro-Hollandais frappèrent les forces françaises disposés en arc de cercle autour de Charleroi. A la pointe du jour, l'affrontement commence par de vives canonnades. La colonne autrichienne attaque
Kléber sur la gauche, ce dernier est repoussé dans les bois, mais il profite des hésitations adverses pour contre-attaquer. Mais sur la droite,
Marceau est repoussé, la panique s'installe, mais galvanisé par la fougue de leur général et par l'arrivée de
Lefebvre, les Français restent maîtres du territoire.
Jourdan, au centre fait donner les réserves, et lance une ultime attaque. Les alliés sont repoussés mais les Français ne les poursuivent pas, la bataille a été rude et chère en munitions. Un ballon captif des frères Montgolfier fût employé au cours de la bataille, il observera tous les mouvements des coalisés. Bruxelles et Anvers sont aux mains des Français, la Belgique est conquise, et les Anglais rembarquent pour l'Angleterre.
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La bataille de Fleurus Au centre,
Jourdan, le héros de la bataille. Au-dessus de lui, on peut apercevoir le ballon des frères Montgolfier qui servit d'observatoire pour les positions ennemis. |
| Bataille de Fleurus, 26 juin 1794 - par Jean-Baptiste MAUZAISSE 1835 (Musée national du château de Versailles) |
Rivoli - 14 janvier 1797
Les revers du Directoire sur le Rhin furent largement compensés par la formidable campagne d'Italie de
Bonaparte. L'armée autrichienne d'Alvinzy pouvait compter sur des forces en nombre nettement supérieure aux Français.
Bonaparte s'employa alors à neutraliser cet avantage, il avait disposé ses troupes de façon à ce qu'elles puissent se joindre en trois jours de marche. Ainsi,
Joubert se tenait à Rivoli,
Masséna à Vérone,
Sérurier à Mantoue... Les Autrichiens ont décidé d'attaquer
Joubert, qui est pris de toute part, il décide de se replier sur le plateau de Rivoli. Les troupes autrichiennes abandonnent leur artillerie pour escalader les collines sinueuses. Sûr de ses forces, Alvinzy décide d'attendre le lendemain pour attaquer, fatale erreur puisque
Masséna est déjà en route vers Rivoli.
Napoléon qui soutient
Joubert doit faire face à 25 000 Autrichiens, les munitions commencent à manquer, et l'encerclement synonyme de défaite devient une menace sérieuse. Mais, au moment où l'on croyait les espoirs perdus, le canon tonne, la terre tremble, les cris rugissent, de nouvelles troupes dévalent du haut des versants. Le général
Masséna vient de réaliser un véritable exploit, son armée a parcouru 150 kilomètres en deux jours. Son arrivée va changer le cours de la bataille. Les Autrichiens sont en pleine débâcle, ils tentent de s'enfuir, mais l'armée d'Italie va prouver une fois de plus sa valeur.
Napoléon abandonne le commandement qu'il confie à
Joubert, il part rejoindre
Sérurier qui manque d'hommes pour soutenir le siège de Mantoue. La ville tombera quelques jours plus tard. La paix de Campoformio sera bientôt acquise, et avec elle de nouveaux territoires.
Bonaparte écrira par la suite au Directoire :
« Les soldats de l'armée d'Italie ont surpassé la rapidité, tant vantée, des légions de César. »
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La bataille de Rivoli
Napoléon peut remercier le général
Masséna, son arrivée a décidé de la victoire. Lui-même le surnomme « L'enfant chéri de la victoire », sous l'Empire,
Masséna recevra le titre de duc de Rivoli en souvenir de son action lors de la bataille. |
| Napoléon Bonaparte à la bataille de Rivoli (Italie) 14 Janvier 1797 - par Henri-Félix-Emmanuel PHILIPPOTEAUX (Musée national du château de Versailles et des Trianons) |